Nous voici arrives a Cabanaconde dans la vallee du rio Colca, soi disant le plus profond canyon de l'univers.On revient d'un trek de 3 jours a jouer au yoyo entre le fond des rios (2000 m) aux parois tres seches et roses ou jaunes et les villages alentour (jusqu'a 2800 m), seulement accessibles via des sentiers muletiers. La vegetation est luxuriante sur l'ubac, avec plethorede yuccas aux fleurs vert emeraude, des tumbe sans feuilles et parfois avec des fruits bizarres a la chair epaisse et aqueuse, au gout de papaye, des agaves, en fleur aussi et puis dans les endroits plus secs toutes sortes de cactus, des raquettes (les tuna ou...figuiers de barbarie) sur lesquelles sont elevees des colonies de grosses cochenilles blanches et velues, vendues cher pour teindre les tissus en un joli violet bordeaux, des candelabres, des cactus arborescents qui deviennent ligneux avec l'age.
Il y a aussi des acacias, et toutes sortes d'arbustes dont les fleurs paraissent exactement taillees pour les colibris, avec une corolle tres longue pour sucer le nectar. Des lupins mauve embaument et de temps en temps, des eucalyptus, qui paraissent un peu exotiques ici. La region est assez peuplee, malgre son isolement ; pas de route, tout se fait en mules, et a coup de journees de marche. On va de village en village, tous construits d'adobe (mais avec des toits en tole). On s'arrete un soir a Llatica, ou on rencontre Benilda et sa famille ; elle nous propose le couvert, et c'est exquis. Puis on va poser la tente juste en dessous du village au bord du rio.
Le lendemain, arret du soir a l'oasis de Sangalle. Pendant le repas, une enorme etoile filante dechire le ciel ; on croit la fin du monde imminente, mais en fait on nous explique que ca arrive de temps en temps. Le dueño se met alors a nous raconter toute une histoire ou les meteorites sont censees tomber dans la mer, meme si des fois elles s'ecrasent sur des maisons, il nous fait un long rappel de l'histoire du Perou, et disserte sur le progres et la nature... On apprend a la fin quelques mots de Quechua, mais c'est bien trop difficile pour qu'on retienne.
Les jours precedents, on a passe d'agreables journees a Chivay, a effleurer les 4500 m, avec des animaux nouveaux, les viscaches, sortes de lievres a longue queue souvent enroulee, aux postures de marmottes et des hardes de cerfs beige clair, qui fuient dans les falaises a notre approche. On decouvre aussi la yarela, cette mousse rigide dure comme du beton, qui pousse en motte parfois enorme, aux petites fleurs jaunes, et qui sert comme combustible accessoirement. Les arbres des altitudes sont les queñuales, aux troncs rouge et tortueux, mais ils sont menaces car eux aussi servent pour la cuisine.
On croise aussi des tombes pre incas avec de vrais cranes dedans, on se baigne dans des eaux thermales au coucher du soleil, on discute avec Alberto le bedeau en ecoutant de la musique live a la fete de Chivay, ou des petites filles chantent et dansent des morceaux de folk local quand l'animateur qui rrroule les rrr leur laisse acceder au micro.
Et puis on decouvre la montagne la nuit, avec un vrai bivouac sous tente a 4200m direct, a deux pas d'un geyser et de marmites de boue. Le soir, un condor tourne juste au dessus de nous, au cas ou. Quand le soleil se couche, la temperature descend tout d'un coup de 20 degres. 5 minutes apres le coucher du soleil, AJ se tapit dans la tente sous ses edredons, a attendre que passe le soroche, et J concocte le repas le plus infame du monde, a base de pates pas cuites et toutes collees entre elles, sans sel. Ca doit etre l'altitude que les pates ne supportent pas...
Sinon, la nuit il gele bien dehors, mais pas dedans. Le lendemain, balade pour flirter avec les 5000m, mais sans carte ni altimetre, on ne peut pas vraiment le valider. On retrouve yarela, viscaches, cerfs et condors. Les montagnes sont rouge volcan, on marche comme sur la lune.
Demain on s'en retourne pour 8 jours dans la nature, on vous racontera !
mardi 26 juin 2007
mardi 19 juin 2007
Enfin a la montagne !
Ca y est, on est dans les immenses andes, arrives a Chivay, 3700 m, ou demain ce sera la fete du village toute la journee et toute la nuit.
Depart ce matin d'Arequipa, dans un vieux bus clinquant avec les sieges bien moelleux, sans audio ni video et les paysages arides qui defilent. On est les seuls gringos du bus !! Le bus traverse la banlieue un peu bidonville d'Arequipa, tres loin desquartiers coloniaux du centre. La ville (1 million d'habitants) s'etend au pied des montagnes du volcan Misti et du "6000 m" Chachani, dans un univers hyper aride (meme pas un cactus!), ingrat et poussiereux.
Ensuite, c'est l'Altiplano avec ses touffes d'herbes seches, ses vigognes blanc caramel aupres des points d'eau.De temps en temps, le bus s'arrete pour prendre ou deposer quelqu'un au milieu de ce qui pour nous est nulle part.Souvent, des femmes a la peau tannee et aux robes rondes colorees et archi brodees. A 4000 m, l'une d'entre elles en tongues, accompagnee d'un homme et d'un enfant, s'engage en boitant sur une piste dans le grand vent et le grand desert.
A chaque arret, le bus en profite pour couler une bielle jusqu'a une ultime pause a 4800 m. La, les passagers s'impatientent, tapent aux vitres, alors que le conducteur repare tranquillement les mains au fond du moteur. Miraculeusement, le bus redemarre et plonge sur Chivay, village tranquille et rural, avec du vert et des petits oiseaux !!! au bord du canyon du Colca.
On fait un tour a pied, 150 m de denivelee tout essoufles au coucher du soleil. Ce soir, a Chivay, concours de chants et nuit glaciale.
Flash Back juste pour dire 2 mots d'Arequipa (2300 m) ou on a passe les nuits du 17 et du 18 juin.
L'un des coeurs de la ville est comme a Lima la Plaza de Armas, tres arboree et frequentee en permanence. Beaucoup d'architecture coloniale ici, en gros blocs de sillar (lave de tuf), blanc le plus souvent, rose parfois, pour des eglises, beaucoup, des monasteres, et quelques demeures qui ont plus ou moins survecu aux tremblements de terre. Beaucoup ont ete renoves recemment. On voit quand meme tres nettement ou finit la ville touristique ; tres vite, en quittant les monuments et les restaurants expres, les agences de voyage... Au dela, plusieurs rues concentrent les echoppes, les marchands ambulants, les ptits restaus cantine, et des milliers de tacos, les taxis tous les memes, comme une demi twingo.
La nuit, ca n'a pas l'air d'etre l'eclatte, on a un peu l'impression que c'est plus la messe que le troquet qui rythme la vie, par ici.
Sur une des rues du centre, un petit camion stationne, ce sont des patagoniens qui veulent rejoindre Mexico... Ils ont besoin de carburant, alors ils font des photos promotionnelles du Perou affichees sur la caisse, des expos ici ou la, et draguent l'administration qui adore ca !
On sent ici beaucoup plus que dans les quartiers limeños ou on a traine la presence des gringos... les tarifs augmentent, des plats "continentaux" sont servis, notamment les petits dej. On a meme bu du vrai cafe alors qu'a Lima c'etait ou une etrange solution concentree a diluer dans de l'eau chaude, ou bien du nescafe. On arpente les cuadras tranquillement sans s'evader trop loin du centre car on est un peu fatigue, sutout AJ qui n'a d'ailleurs plus faim du tout. Il y a des petits jardins avec des droles d'arbres qui font tomber des grappes de breloques sechees. Les eglises sont tres differentes de celles de Lima, beaucoup plus sobres, et les voutes revetues de briques.
Le clou des visites est celle du monastere de Sta Catalina (Ste Catherine de Sienne), qui forme une petite ville dans la ville, et abrite encore une vingtaine de nonnes.On se perd dans ses ruelles, dans ses salles, dans ses cloitres, dans ses cuisines, et on passe de suite en suite (car ces soeurs avaient des suites, des servantes et meme des invites a une certaine epoque) ; l'eveque de Cusco est venu mettre de l'ordre, sans completement y arriver... Beaucoup de murs du monastere sont repeints en bleu profond et en orange mode comme nos polaires, ce qui donne des contrasteschoc mais un peu toc. On entend quand meme un francais dire qu'il a pris plein de photos des murs colores pour suggerer a l'Abbaye de Hautecombe de faire pareil...
Trois villes trois monasteres, on va faire une pause et on ne rentrera plus que dans des ruines precolombiennes !
Depart ce matin d'Arequipa, dans un vieux bus clinquant avec les sieges bien moelleux, sans audio ni video et les paysages arides qui defilent. On est les seuls gringos du bus !! Le bus traverse la banlieue un peu bidonville d'Arequipa, tres loin desquartiers coloniaux du centre. La ville (1 million d'habitants) s'etend au pied des montagnes du volcan Misti et du "6000 m" Chachani, dans un univers hyper aride (meme pas un cactus!), ingrat et poussiereux.
Ensuite, c'est l'Altiplano avec ses touffes d'herbes seches, ses vigognes blanc caramel aupres des points d'eau.De temps en temps, le bus s'arrete pour prendre ou deposer quelqu'un au milieu de ce qui pour nous est nulle part.Souvent, des femmes a la peau tannee et aux robes rondes colorees et archi brodees. A 4000 m, l'une d'entre elles en tongues, accompagnee d'un homme et d'un enfant, s'engage en boitant sur une piste dans le grand vent et le grand desert.
A chaque arret, le bus en profite pour couler une bielle jusqu'a une ultime pause a 4800 m. La, les passagers s'impatientent, tapent aux vitres, alors que le conducteur repare tranquillement les mains au fond du moteur. Miraculeusement, le bus redemarre et plonge sur Chivay, village tranquille et rural, avec du vert et des petits oiseaux !!! au bord du canyon du Colca.
On fait un tour a pied, 150 m de denivelee tout essoufles au coucher du soleil. Ce soir, a Chivay, concours de chants et nuit glaciale.
Flash Back juste pour dire 2 mots d'Arequipa (2300 m) ou on a passe les nuits du 17 et du 18 juin.
L'un des coeurs de la ville est comme a Lima la Plaza de Armas, tres arboree et frequentee en permanence. Beaucoup d'architecture coloniale ici, en gros blocs de sillar (lave de tuf), blanc le plus souvent, rose parfois, pour des eglises, beaucoup, des monasteres, et quelques demeures qui ont plus ou moins survecu aux tremblements de terre. Beaucoup ont ete renoves recemment. On voit quand meme tres nettement ou finit la ville touristique ; tres vite, en quittant les monuments et les restaurants expres, les agences de voyage... Au dela, plusieurs rues concentrent les echoppes, les marchands ambulants, les ptits restaus cantine, et des milliers de tacos, les taxis tous les memes, comme une demi twingo.
La nuit, ca n'a pas l'air d'etre l'eclatte, on a un peu l'impression que c'est plus la messe que le troquet qui rythme la vie, par ici.
Sur une des rues du centre, un petit camion stationne, ce sont des patagoniens qui veulent rejoindre Mexico... Ils ont besoin de carburant, alors ils font des photos promotionnelles du Perou affichees sur la caisse, des expos ici ou la, et draguent l'administration qui adore ca !
On sent ici beaucoup plus que dans les quartiers limeños ou on a traine la presence des gringos... les tarifs augmentent, des plats "continentaux" sont servis, notamment les petits dej. On a meme bu du vrai cafe alors qu'a Lima c'etait ou une etrange solution concentree a diluer dans de l'eau chaude, ou bien du nescafe. On arpente les cuadras tranquillement sans s'evader trop loin du centre car on est un peu fatigue, sutout AJ qui n'a d'ailleurs plus faim du tout. Il y a des petits jardins avec des droles d'arbres qui font tomber des grappes de breloques sechees. Les eglises sont tres differentes de celles de Lima, beaucoup plus sobres, et les voutes revetues de briques.
Le clou des visites est celle du monastere de Sta Catalina (Ste Catherine de Sienne), qui forme une petite ville dans la ville, et abrite encore une vingtaine de nonnes.On se perd dans ses ruelles, dans ses salles, dans ses cloitres, dans ses cuisines, et on passe de suite en suite (car ces soeurs avaient des suites, des servantes et meme des invites a une certaine epoque) ; l'eveque de Cusco est venu mettre de l'ordre, sans completement y arriver... Beaucoup de murs du monastere sont repeints en bleu profond et en orange mode comme nos polaires, ce qui donne des contrasteschoc mais un peu toc. On entend quand meme un francais dire qu'il a pris plein de photos des murs colores pour suggerer a l'Abbaye de Hautecombe de faire pareil...
Trois villes trois monasteres, on va faire une pause et on ne rentrera plus que dans des ruines precolombiennes !
vendredi 15 juin 2007
Lima le jour
Lima est-elle une escale gastronomique ?
Lima serait-elle moins invivable qu'on le croyait avant d'y atterrir?
Pour l'instant, les Limeños rencontres sont bien plus gentils que les madrileños, et ce n'est pas peu dire... excepte quelques individus louches sortant d'une voiture cabossee et noire. A notre grande surprise, ce n'est pas la cite grouillante qu'on attendait. Immense, peu dense, fliquee, mais on y respire !
On passe quelques heures avec Isabel, une amie de Zarella, notre voisine de St Jeoire. Elle nous montre la releve de la garde presidentielle sur la Plaza de armas, avec une fanfare militaire incroyable, en uniforme du XIXeme, qui joue entre autres des standards gipsy.
Miracle, la lourde brume humide qui nous collait de partout depuis le matin, et qui est la norme ici en hiver, s'est dissipee. Un grand ciel bleu se devoile, et les montagnes au loin se decouvrent. Il fait trop bon.
A l'ermita San Francisco, encore habite par 25 Franciscains, on a l'impression d'etre revenu a Madrid, au monastere des Descalzos. Normal, c'est le meme ordre ! Meme ambiance baroque et assez chargee en oeuvres d'art. Memes magnifiques azulejos. Meme patio, mais ici avec d'enormes avocatiers et un curieux arbre au tronc herisse d'epines avec des ballons de rugby qui pendouillent (un tumbe ?). Ici l'espace visitable est bien plus grand et labyrinthique et il y a des catacombes remplis d'os disposes esthetiquement, en cercles, en rangs serres, par type, les femurs avec les femurs.
En sortant, premier dejeuner luxueux au "Machu Pichu" : ceviche (la specialite du bord de mer au Perou, poisson cru marine dans du jus de citron avec des epices, l'ensemble du jus c'est le leche de tigre, souverain contre les cuites), et Chicharon de camarones pour AJ (beignets de calamars, en quelque sorte).
On arpente donc Lima assez agreablement, les mains serrees sur le portefeuille en kangourou pour Gero. Des constructions basses (tremblements de terre obligent), des balcons de bois, de vieilles demeures coloniales qui ont tenu le choc, cotoient des cubes de beton plus neufs. Des galeries de petites echoppes, des coups de klaxon, et les Limeños qui marchent, discutent, se signent devant les eglises ou ils prient abondamment a toute heure.
La visite d'un musee (prive, cher) d'art precolombien est un pretexte a une viree en collectivo. Impossible de savoir quel bus va ou. Alors on demande de l'aide et un hombre, charmant, nous arrete le bon. Evidemment, les bus se tirent la bourre, deboitent, pilent, redemarrent, le moteur appuye par de grands coups de klaxons et les appels des receveurs qui informent sur les destinations. Le musee Larco, abrite dans un joli jardin de bougainvillees ou viennent laper les colibris, est exceptionnel. On voit l'evolution de l'art ceramique a travers les ages peruviens, avec les melanges entre les differents styles, les innovations. Une expo temporaire accueille une collection de bijoux et de masques funeraires scintillants, en or le plus souvent.
18h, la nuit tombe, il est temps de prendre le bus pour Arequipa (14h de voyage de nuit si tout va bien).
On n'aura meme pas pris le temps d'aller deguster le famoso Pisco Sour de l'Hotel Bolivar, ni de visiter le quartier branche de Miraflores.
Lima serait-elle moins invivable qu'on le croyait avant d'y atterrir?
Pour l'instant, les Limeños rencontres sont bien plus gentils que les madrileños, et ce n'est pas peu dire... excepte quelques individus louches sortant d'une voiture cabossee et noire. A notre grande surprise, ce n'est pas la cite grouillante qu'on attendait. Immense, peu dense, fliquee, mais on y respire !
On passe quelques heures avec Isabel, une amie de Zarella, notre voisine de St Jeoire. Elle nous montre la releve de la garde presidentielle sur la Plaza de armas, avec une fanfare militaire incroyable, en uniforme du XIXeme, qui joue entre autres des standards gipsy.
Miracle, la lourde brume humide qui nous collait de partout depuis le matin, et qui est la norme ici en hiver, s'est dissipee. Un grand ciel bleu se devoile, et les montagnes au loin se decouvrent. Il fait trop bon.
A l'ermita San Francisco, encore habite par 25 Franciscains, on a l'impression d'etre revenu a Madrid, au monastere des Descalzos. Normal, c'est le meme ordre ! Meme ambiance baroque et assez chargee en oeuvres d'art. Memes magnifiques azulejos. Meme patio, mais ici avec d'enormes avocatiers et un curieux arbre au tronc herisse d'epines avec des ballons de rugby qui pendouillent (un tumbe ?). Ici l'espace visitable est bien plus grand et labyrinthique et il y a des catacombes remplis d'os disposes esthetiquement, en cercles, en rangs serres, par type, les femurs avec les femurs.
En sortant, premier dejeuner luxueux au "Machu Pichu" : ceviche (la specialite du bord de mer au Perou, poisson cru marine dans du jus de citron avec des epices, l'ensemble du jus c'est le leche de tigre, souverain contre les cuites), et Chicharon de camarones pour AJ (beignets de calamars, en quelque sorte).
On arpente donc Lima assez agreablement, les mains serrees sur le portefeuille en kangourou pour Gero. Des constructions basses (tremblements de terre obligent), des balcons de bois, de vieilles demeures coloniales qui ont tenu le choc, cotoient des cubes de beton plus neufs. Des galeries de petites echoppes, des coups de klaxon, et les Limeños qui marchent, discutent, se signent devant les eglises ou ils prient abondamment a toute heure.
La visite d'un musee (prive, cher) d'art precolombien est un pretexte a une viree en collectivo. Impossible de savoir quel bus va ou. Alors on demande de l'aide et un hombre, charmant, nous arrete le bon. Evidemment, les bus se tirent la bourre, deboitent, pilent, redemarrent, le moteur appuye par de grands coups de klaxons et les appels des receveurs qui informent sur les destinations. Le musee Larco, abrite dans un joli jardin de bougainvillees ou viennent laper les colibris, est exceptionnel. On voit l'evolution de l'art ceramique a travers les ages peruviens, avec les melanges entre les differents styles, les innovations. Une expo temporaire accueille une collection de bijoux et de masques funeraires scintillants, en or le plus souvent.
18h, la nuit tombe, il est temps de prendre le bus pour Arequipa (14h de voyage de nuit si tout va bien).
On n'aura meme pas pris le temps d'aller deguster le famoso Pisco Sour de l'Hotel Bolivar, ni de visiter le quartier branche de Miraflores.
jeudi 14 juin 2007
Depuis Lima
Ca y est, on a change de continent, et face a l'impatience de Jean Marc, on se prepare a faire fonctionner le blog !
C'est quand meme notre troisieme pays etranger de la semaine apres la Suisse et l'Espagne ; de mauvaises langues pourraient meme dire le quatrieme avec la Corse. C'est toujours un bonheur de discuter gaiement avec les douaniers, toujours tres affables.
Il fait une temperature agreable, dans les 15 degres. On a meme sorti les polaires.
Une fois les 12 h de vol tres ensoleillees passees tres agreablement comme au cinema, on recupere les bagages apres une attente moderee. On sent quand meme une certaine apprehension des voyageurs autour du tapis roulant et les adresses et "nombres" sont ecrits en grand sur les bagages des Peruviens. La prochaine fois on fera pareil...
Dehors, il fait nuit ; il est 19 h...les tropiques. On rentre dans le coeur de la ville avec un taxi envoye par l hotel, la voiture verrouillee. L'ambiance autour de l'aeroport est un peu louche, mais on est drives en toute confiance !
A chaque jour suffit sa peine. On ose quand meme quelques pas dans les cuadras autour de l'hotel. Le standing ici est bien meilleur qu'a Madrid : une jolie chambre tres haute de plafond avec une fenetre suspendue qui ouvre sur la terrasse, dans une vieille demeure du vieux Lima du nouveau continent, aux espaces ouverts, avec des petits patios fleuris de geraniums.
J monte la garde, AJ s'endort, tout va bien.
C'est quand meme notre troisieme pays etranger de la semaine apres la Suisse et l'Espagne ; de mauvaises langues pourraient meme dire le quatrieme avec la Corse. C'est toujours un bonheur de discuter gaiement avec les douaniers, toujours tres affables.
Il fait une temperature agreable, dans les 15 degres. On a meme sorti les polaires.
Une fois les 12 h de vol tres ensoleillees passees tres agreablement comme au cinema, on recupere les bagages apres une attente moderee. On sent quand meme une certaine apprehension des voyageurs autour du tapis roulant et les adresses et "nombres" sont ecrits en grand sur les bagages des Peruviens. La prochaine fois on fera pareil...
Dehors, il fait nuit ; il est 19 h...les tropiques. On rentre dans le coeur de la ville avec un taxi envoye par l hotel, la voiture verrouillee. L'ambiance autour de l'aeroport est un peu louche, mais on est drives en toute confiance !
A chaque jour suffit sa peine. On ose quand meme quelques pas dans les cuadras autour de l'hotel. Le standing ici est bien meilleur qu'a Madrid : une jolie chambre tres haute de plafond avec une fenetre suspendue qui ouvre sur la terrasse, dans une vieille demeure du vieux Lima du nouveau continent, aux espaces ouverts, avec des petits patios fleuris de geraniums.
J monte la garde, AJ s'endort, tout va bien.
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