Difficile de mourir de faim en voyage en Bolivie !
Dans la rue, la "comida al paso" abonde... empanadas (beignets le plus souvent fourrés au fromage), salteñas (un peu de viande, de légumes en sauce, dans une pâte plus ou moins épaisse), salchipapas (saucisses de Frankfort en rondelles baignant dans l'huile avec des frites, et profusion de ketchup-mayonnaise), hamburguesas diverses, papas rellenas (patates fourrées), yuca frit, brochettes, jus de fruits frais, gélatine immonde, yogourts, jus de quinoa... La nourriture change au cours de la journée, les plats se succèdent sur les stands ambulants.
Les quartiers populaires sont farcis de restaurants, gargotes où on sert invariablement, surtout à midi, un menu composé d'une soupe puis d'un "segundo" plus ou moins au choix, le tout arrosé d'un "refresco", soda ou jus de fruit allongé, le tout pour à peu près 1 Euro. La soupe est généralement abondante et succulente, de légumes, de riz, de pâtes, de quinoa, de blé, de cacahuète, parfumée d'herbes avec un bout de viande pour donner du goût. Comme "segundo", on sert souvent une sorte de viande en sauce avec du riz, ou du poulet frit, une milanesa, ou du poisson (pejerrey).
En cas de grosse envie de frites, et pour un poil plus cher, on peut toujours se ruer sur une "polleria", "pollo broaster"ou "pollo al spiedo", qui sert uniquement du poulet-frites, parfois avec riz, pâtes ou bananes plantain, et qui font souvent le plein, surtout chez les jeunes. Le poulet est servi par huitième, quart, demi, voire entier, avec parfois un buffet de légumes en entrée et des sauces à volonté.
En fait, ce qui revient le plus cher, c'est la bière, qu'il faut le plus souvent acheter séparement dans une "tienda", à 0,5 Euros la canette. Les meilleures, ce sont à notre goût la Paceña traditionnelle et la Huari. La pire, sans doute la Potosina, par bouteilles d'un litre, qui déborde de mousse interminablement... Pas de vin pour le peuple, c'est une boisson de luxe.
Dans les villes touristiques, les restaus "lonely planet" abondent, et servent pour ce qu'on en a testé une nourriture banale et souvent affligeante, voire toxique, pour trois fois plus cher.
De temps en temps, un restaurant élégant relève le plat, et les prix restent compétitifs par rapport à un kebab chambérien.
En moyenne, la gastronomie nous a paru plus fine et plus variée au Pérou qu'en Bolivie. Mais depuis le début du voyage, pas un plat au restaurant sans son accompagnement de riz, pas un repas sans sauce pimentée (aji), servie à part dans une coupelle ou un bocal, à volonté, pas une gargote où les sodas divers ne coulent à flots. On ne boit ni vin, ni eau, ni café, et on ne fume pas, même si ce n'est pas interdit.
Travaux pratiques en rentrant, ça vous dit ?