Ca y est, on est dans les immenses andes, arrives a Chivay, 3700 m, ou demain ce sera la fete du village toute la journee et toute la nuit.
Depart ce matin d'Arequipa, dans un vieux bus clinquant avec les sieges bien moelleux, sans audio ni video et les paysages arides qui defilent. On est les seuls gringos du bus !! Le bus traverse la banlieue un peu bidonville d'Arequipa, tres loin desquartiers coloniaux du centre. La ville (1 million d'habitants) s'etend au pied des montagnes du volcan Misti et du "6000 m" Chachani, dans un univers hyper aride (meme pas un cactus!), ingrat et poussiereux.
Ensuite, c'est l'Altiplano avec ses touffes d'herbes seches, ses vigognes blanc caramel aupres des points d'eau.De temps en temps, le bus s'arrete pour prendre ou deposer quelqu'un au milieu de ce qui pour nous est nulle part.Souvent, des femmes a la peau tannee et aux robes rondes colorees et archi brodees. A 4000 m, l'une d'entre elles en tongues, accompagnee d'un homme et d'un enfant, s'engage en boitant sur une piste dans le grand vent et le grand desert.
A chaque arret, le bus en profite pour couler une bielle jusqu'a une ultime pause a 4800 m. La, les passagers s'impatientent, tapent aux vitres, alors que le conducteur repare tranquillement les mains au fond du moteur. Miraculeusement, le bus redemarre et plonge sur Chivay, village tranquille et rural, avec du vert et des petits oiseaux !!! au bord du canyon du Colca.
On fait un tour a pied, 150 m de denivelee tout essoufles au coucher du soleil. Ce soir, a Chivay, concours de chants et nuit glaciale.
Flash Back juste pour dire 2 mots d'Arequipa (2300 m) ou on a passe les nuits du 17 et du 18 juin.
L'un des coeurs de la ville est comme a Lima la Plaza de Armas, tres arboree et frequentee en permanence. Beaucoup d'architecture coloniale ici, en gros blocs de sillar (lave de tuf), blanc le plus souvent, rose parfois, pour des eglises, beaucoup, des monasteres, et quelques demeures qui ont plus ou moins survecu aux tremblements de terre. Beaucoup ont ete renoves recemment. On voit quand meme tres nettement ou finit la ville touristique ; tres vite, en quittant les monuments et les restaurants expres, les agences de voyage... Au dela, plusieurs rues concentrent les echoppes, les marchands ambulants, les ptits restaus cantine, et des milliers de tacos, les taxis tous les memes, comme une demi twingo.
La nuit, ca n'a pas l'air d'etre l'eclatte, on a un peu l'impression que c'est plus la messe que le troquet qui rythme la vie, par ici.
Sur une des rues du centre, un petit camion stationne, ce sont des patagoniens qui veulent rejoindre Mexico... Ils ont besoin de carburant, alors ils font des photos promotionnelles du Perou affichees sur la caisse, des expos ici ou la, et draguent l'administration qui adore ca !
On sent ici beaucoup plus que dans les quartiers limeños ou on a traine la presence des gringos... les tarifs augmentent, des plats "continentaux" sont servis, notamment les petits dej. On a meme bu du vrai cafe alors qu'a Lima c'etait ou une etrange solution concentree a diluer dans de l'eau chaude, ou bien du nescafe. On arpente les cuadras tranquillement sans s'evader trop loin du centre car on est un peu fatigue, sutout AJ qui n'a d'ailleurs plus faim du tout. Il y a des petits jardins avec des droles d'arbres qui font tomber des grappes de breloques sechees. Les eglises sont tres differentes de celles de Lima, beaucoup plus sobres, et les voutes revetues de briques.
Le clou des visites est celle du monastere de Sta Catalina (Ste Catherine de Sienne), qui forme une petite ville dans la ville, et abrite encore une vingtaine de nonnes.On se perd dans ses ruelles, dans ses salles, dans ses cloitres, dans ses cuisines, et on passe de suite en suite (car ces soeurs avaient des suites, des servantes et meme des invites a une certaine epoque) ; l'eveque de Cusco est venu mettre de l'ordre, sans completement y arriver... Beaucoup de murs du monastere sont repeints en bleu profond et en orange mode comme nos polaires, ce qui donne des contrasteschoc mais un peu toc. On entend quand meme un francais dire qu'il a pris plein de photos des murs colores pour suggerer a l'Abbaye de Hautecombe de faire pareil...
Trois villes trois monasteres, on va faire une pause et on ne rentrera plus que dans des ruines precolombiennes !
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2 commentaires:
alors ces chants...? vous crèchez douc ? chez l'habitant ? c'est comment ? des rencontres ? ils font des progrés monstres en spanish ?
Biz
NIC & HEL
Coucou
Aujourd'hui, toute la famille part en vadrouille. Au nord pour les parents, au sud pour nous (pour le froid et la flotte, on a déjà donné, ...).Bises au Cococatépec (C'est là ?)
Gby & Cgy
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